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mes états d'âmes, mes envies, mes doutes, l'envie de partager mes pensées éphémères, mes idées...un journal non intime

Au bord de la fenêtre

Au bord de la fenêtre

La rage m'envahit, je me lève, j'ouvre la fenêtre en grand, je monte sur la chaise, franchit le rambarde, et j'hurle, j'hurle à plein poumon tout ce qui me pèse, tout ce que je tais. Je vois ce ciel nuageux, gris, maussade comme mon humeur, je regarde en bas et....

Je veux fuir, tu me retiens, ton regard plein de haine. Je te maudis toi et tout ce que tu es.

Je pleure, je cris....la crise arrive...l'angoisse m'oppresse...ma respiration est saccadée, l'air me manque, j'ai mal, je porte la main à ma poitrine, tu m'apostrophe, je ne te vois plus, mes yeux fixent un point sur le plafond, mais déjà mon esprit quitte mon corps. Je ne vais pas bien, mais j'ai envie de partir encore plus loin, de souffrir à ne plus sentir, ne plus vivre. Tu t'éloignes.

J'entends tes paroles quand tu lui mens, quand tu médis, quand tu m'injures...J'entends leurs petites voix m'appeler....Elles repartent....

Je viens, j'écoute, je suis écoeurée...que personne ne vienne à moi !...Elles me parlent, non je ne veux pas, laissez moi tranquille...leurs petits visages d'ange sont tristes, apeurés, mais je ne veux pas. Je ferme la porte. Je bloque tout. Je ne veux pas.

Derrière la vitre, j'aperçois la cime de l'arbre dépouillé de ses feuilles par ce matin d'hiver. La pluie cogne sur le carreau, comme mon coeur bat dans ma poitrine, fortement, douloureusement.

Qu'est ce qui m'a encore retenu, qu'est ce que j'attends ???

Toujours la poltronnerie ? Toujours le ridicule ? Ou ces êtres qui ont besoin de moi et que je ne peux abandonner malgré ce que tu penses, car sans moi, que leurs ferais tu ? La même pression, les mêmes reproches, les mêmes rabaissements...car elles sont toi mais elles sont moi.

Mais mon esprit et mon coeur s'évadent encore vers ces branches qui bougent au grès du vent de février. Je réfléchis à la meilleure façon de sortir de ce monde par la petite porte, en emportant avec moi toute la violence en moi, la colère que j'entrepose au fond et qui me font ne plus être vraiment moi.

Mon esprit vagabonde vers la rivière en contrebas....Je m'approche à nouveau du rebord de la fenêtre, et je déverse mes dernières larmes. Je suis épuisée.

Elles m'appellent. Elles ont eu peur...Et moi aussi...Quand cela cessera t il ?

Merci à celle qui a su réconforter l'une de ces enfants.

Mon enfant me dit...ce qu'elle a cru que sa Maman ferait....

Au bord de la fenêtre....je voulais m'enfuir.....

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