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geolier

par Sylvia

geolier

Avancer pas à pas était mon nouvel adage, j'étais déterminée à continuer ma vie, laissant derrière moi le passé...mais c'était sans compter mon inconscient, mon esprit torturé par le mal qui m'a été fait.

Je marche dans la ville, je respire l'air frais, je profite des 1ers rayons de soleil, je souris aux gens, un regard me traverse, je poursuis ma route heureuse....J'y ai cru...j'ai failli...j'ai eu les prémices.

Mais cela n'était qu'une façade. Mon moi profond est revenu à la surface avec toute sa douleur, toute sa tristesse, toute sa colère. Les nuages s'assombrissent, l'air me frigorifie, les gens passent et ne se retournent pas, mes yeux sont larmoyants.

Je te sais quelque part, je me sens traquée. Te croiserai je ? seul avec elle ? Feras tu ton hypocrite pour mieux asséner ta cruauté plus tard ?

Je regarde devant, derrière, à travers les vitres, dans les coins, dans les espaces libres...je te cherche en espérant ne pas te trouver.

Et puis arrive l'attaque perfide, inattendue, ou calculée, prévisible, selon mon instinct, mes ressentis, les échanges, les données.

Et vlan, je suis perdue, ma tête se baisse à nouveau, je suis apeurée.

Un mot, un seul à suffit à ce que les portes de l'enfer s'ouvrent en grand, et que les flammes de ton paradis m'affleurent m'arrachant des cris de douleurs, de frustration, de terreur.

Je repense, je relis, j'avais oublié, j'avais occulté, oui, non...c'est là en moi, je me sens souillée, salie par tout ce que tu as pu faire, me faire, par tout ce que tu as menti, insultant, humiliant, sans vergogne, sans remord, te pavanant pavoisant...seule moi suis dans l'obscurité.

Les lueurs n'atteignent pas mon sillage. je suis dans les braises, mon corps s'embrasent petit à petit, au fur et à mesure que je revois les souffrances que j'ai supporté et je m'en veux, je me déteste, je me détruis.

Le diable est entré dans ma vie pour me garder derrière ces grilles de fer noircies par les flammes, me tenant à l'écart dans une prison enfumée, toxique, étouffante, asphyxiante. C'est horrible cette sensation. Tu n'es plus là, tu es parti, mais je ne peux fuir de cet enfer car tu es devenu gardien de mes pensées, de mes sentiments, de mes maux ..ceux que tu as causé criminellement ! Comment peut on faire subir cela à quelqu'un qui a tant donné, qui a compté par un quelconque moyen.

Je suis prisonnière de mon geôlier. A vie ! Comment, pourquoi ??

J'ai décidé de me battre, de dénoncer, mais rien ne pourra réparer les cassures, guérir les blessures...non elles ne cicatriseront jamais, ancrées en moi, je ne pourrai que les panser, mettre une protection pour ne pas qu'elles saignent à nouveau, prendre un placebo.

Peut être ne seras tu jamais puni, mais j'aurai été jusqu'au bout. Peut être me débouteras tu, la victime deviendra coupable, mais pour elles, pour les prochaines je laisserai une trace du vil personnage que tu es, les gens sauront, moi je saurai et je deviendrai une autre.

Je vais rouvrir mon coeur doucement, les valves s'élargiront pour laisser rentrer quelqu'un d'autre de meilleur, toi tu n'as pas attendu, d'ailleurs tu n'as jamais été esseulé alors je ne me priverai pas.

Le bonheur ne frappera pas aux portes de ton enfer, mais à celles du paradis que j'ai rénové, pour moi , pour elles, et elles seront grandes ouvertes pour laisser entrer les gens que j'aimerai, que je voudrai dans mon existence, sans gardien, sans geôlier, sans bourreau.

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