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une épaule

par Sylvia

La partie la plus importante de notre corps, ce sont nos épaules...parce qu'elles font tenir notre tête ?....Non c'est parce qu'elles peuvent soutenir la tête d'un ami ou d'un proche lorsqu'il pleure. Tout le monde à besoin d'une épaule pour pleurer à un moment donné dans sa vie

La partie la plus importante de notre corps, ce sont nos épaules...parce qu'elles font tenir notre tête ?....Non c'est parce qu'elles peuvent soutenir la tête d'un ami ou d'un proche lorsqu'il pleure. Tout le monde à besoin d'une épaule pour pleurer à un moment donné dans sa vie

Je, tu , nous, vous, eux....nous avons ces moments de solitude, de détresse, de tristesse, de fatigue, de douleur.

Nous avons ce besoin de silence, de non dit, de regards, d'apaisements.

Nous désirons cette tendresse, ce bien être, ce soutien, cette écoute, cet encouragement.

Parfois, nous sommes seuls, peut être une solitude souhaitée, ou obligée, alors nous n'attendons rien, ou si peu. Un message, un appel, une musique, un mot.

Ou envie d'une présence, d'un corps à corps, d'échanges verbaux, tactiles, d'une main tendue, d'une oreille attentive, d'un regard complaisant, d'un sourire réconfortant, d'une épaule consolante.

Il est vrai qu'on ne peut pas toujours exprimer nos ressentis, par peur d'embêter, par crainte et honte, par doute et manque de confiance, par difficulté de trouver les mots, parce que les larmes nous envahissent. On n'ose pas appeler à l'aide, appeler au soutien, appeler juste pour discuter, se changer les idées.

Ou la personne que l'on souhaite auprès de soi n'est pas disponible, n'a pas su comprendre, n'a pas trouvé sa place.

Ces moments de chagrin se transforment alors en instant de déprime ou l'on broie du noir, ou le cafard envahit nos murs, ou le silence est oppressant, ou les notes sont emplies de nostalgie, où les peines deviennent des blessures béantes.

L'autre n' a pas forcément les paroles adéquates, ne sait peut être quoi dire, mais s'il est celui désigné confident, il cherchera moyen, il trouvera de quoi exacerber ce flux de sanglots pour les changer en douceurs suaves, en rires cristallins, en clin d'oeil mémorable.

Pas besoin de se connaître depuis x années pour être cette épaule, cette oreille. Pas besoin de sortir de psychologie pour interpréter les murmures. Pas besoin d'être bien pour rassurer. Pas besoin de récompenses pour donner. Pas besoin d'être un parent, d'être un amoureux, d'avoir des sentiments, juste de l'empathie, de la générosité, du temps, même un minimum.

Avant de devenir encore plus proche, on peut n'être qu'étranger et se partager autant.

Avant de venir chez toi, frapper à ta porte, je ne peux être qu'un message tendre, gentil, poli.

Avant d'être dans ton lit la nuit, je peux être un appel où l'on rigole, où l'on déconne, où on se détend.

Avant d'être dans tes bras, je peux être loin mais si près de toi.

Avant d'être nous, je peux être toi + moi.

Avant d'être tes mots, je peux être ton silence.

Avant d'être ton coeur, je peux être ton épaule.

Si tu fais partie de ma vie , sache que tu pourras toujours compter sur moi, à tout moment, même quand moi je vais mal, car à deux on se guérira. Même quand moi je suis loin, car à deux on se rapprochera. Même quand moi je déteste, car à deux on s'aimera...de sollicitude, d'amitié, d'amour.

Je ne demande qu'une chose, c'est que si un jour j'ai besoin de ton épaule pour reposer mon esprit, pour m'épancher un peu et soulager ma peine, je puisse la trouver comme tu as trouver la mienne.

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