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Le meneur perd pied

par Sylvia

Le meneur perd pied

Une épreuve dans cette guerre menée depuis des mois, des batailles perdues, et des victoires si minimes.

Une rude semaine s'est déroulée pour moi, pour elles. et nous savons que nous ne sommes pas sorties de l'impasse !

J'ai été vaillante tant que j'ai pu, affrontant vents et marées, froideurs gelées et chaleurs acides.

J'ai dû faire face à Lucifer et cerbère, tous 2 fiers dans les flammes de l'enfer, se sentant grands, mais étant si petits à mes yeux, car nul ne connait la rage d'une mère privée de ses entrailles, d'une lionne devant protéger sa progéniture, mais essayez juste de lui enlever leur sourire et le pire s'acharnera sur vous.

 

Mon coeur de maman a beaucoup versé de larmes, j'ai été défaillante face au désarroi de ma chair, face aux supplications sortant à cri de leurs si petits poumons.

J'ai vu la joie, la fierté, les emplir quand elles se représentaient devant nous. J'ai vu leur crainte, leur doute nous voyant réunis dans la même pièce. J'ai vu leur peur, leur tristesse lors des arrachements dans nos aux revoirs.

Mais, même si j'ai été affaiblie, même si j'ai inondé mes oreillers, je ne me suis pas écroulée, j'ai seulement ranger les armes quelques minutes dans leur étui, puis j'ai dégainé à nouveau, relevé la tête plus haute, repris du poil de la bête, et je suis toujours debout !!!

 

Toi, si parfait, toi si supérieur, toi, si pathétique, toi si lamentable, si minable, que croyais tu ?

Que je capitulerai encore et toujours ? que je m'effacerai face à une adversité de seconde zone ? que je me tairai devant une midinette et un sorcier africain ? 

Tu as pu le croire il y a de cela des mois, quand tu m'as laissée comme morte sur le carrelage de cette maison devenue l'antre du démon ! 

Mais non, je n'étais que touchée, blessée, meurtrie, mais mon coeur battait encore, mon cerveau raisonnait toujours.

Alors, quand je suis devant vous, soit je garde le silence car il est bien plus précieux que vos mots immondes et vos mensonges, soit je réponds par des vérités qui affligent et répercutent la nocivité de votre être.

Je sais bien que cette énergie est vaine, mais au moins, elles sauront, elles entendront, elles verront, que je savais, que j'ai écouté, que j'ai vu.

 

Si mes larmes coulent, ce n'est pas de désespoir, si la fatigue m'habite ce n'est pas de découragement, si la migraine s'installe ce n'est pas d abattement.

Non, c'est juste que je rassemble toutes mes forces de femme, de maman,pour créer une boule d'amour, de courage, de passion, de générosité, de bons sentiments, pour engendrer une arme qui détruira, un jour, votre infâme jeu de perversité narcissique.

J'étais un temps, terrassée, au sol, inerte sur l'asphalte. Puis à genou, petit à petit j'ai repris des forces, tremblante, sans vigueur. J'ai redressé le torse, j'ai réchauffer les muscles endoloris, j'ai posé un pied par terre.

Je me suis relevée, doucement, pour ne pas que la tête tourne. J'étais pliée, le dos courbé, l'échine bas.

J'étais ankylosée,  les extrémités des doigts froides, endormies, mais mon sang bouillait dans chaque organe de mon corps.

Des fourmis me rappeler chaque membre de ce dodu tas d'os. je clopinais, dansant sur un pied, comme marchant sur des oeufs.

Je ne savais plus, j'étais perdue, j'ai cherché à droite, à gauche, mais je ne voulais pas regarder en arrière, juste m'assurer que tout était stable autour de moi, et droit devant, le regard à l'horizon, j'ai commencé à marcher.

 

Aujourd'hui, je suis sur le bon chemin, la route est et sera longue, mais je suis devenue marathonienne ! Je ne me savais pas aussi endurante. Tout le monde m'encourage, me rende hommage pour ce que j'ai traversé et d'être toujours présente malgré tout. Et c'est vrai, je suis revenue de loin.

Alors quand je te vois, essayer de ruiner ma vie, celle de nos bébés. Quand je te vois sous ton chapeau de bandit, d'escroc à double face, de manipulateur, de mécréant, j'ai envie de sourire face à ce que tu es, d'éclater de rire car mon bonheur te désarme et t'énerve au plus haut point.

Tu as décidé de me faire tout perdre, mais tu vois que tes victoires sont amères, que toi qui menais le jeu sans ciller, avec un atout dans chaque donne, tu perds pied, tu n'arrives plus à contrôler aussi aisément.

La colère et la haine te dominent.

Tu ne supporte plus, tu ne réagit qu'avec agressivité, toi l'homme si calme, si zen !

 

Non, je n'ai pas encore gagné cette guerre, elle durera en plus, sûrement 100 ans, mais je me battrai à mains nues, férocement, toutes griffes dehors, comme la criminelle que je suis devenue, juste pour faire valoir qu'elles ont le droit d'être heureuses.

Alors oui l'absence me fait cruellement défaut mais elle est aussi un allier, car elle me permet de me ressourcer, de reprendre forme, de retrouver de la sérénité pour à nouveau, aller au front, te toiser, et te faire tomber, même si ce n'est que dans une crevasse. 

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