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Muette

par Sylvia

Muette

Durant des semaines, je n'ai pu m'exprimer par mon blog, faute de matériel informatique (merci Doudou pour ce prêt) !

Contrairement à ce que je pensais, et ce malgré quelques mésaventures et aussi de belles choses, je n'ai ressenti le besoin de le dire par écrit.

J'ai eu plaisir de pouvoir éprouver du soulagement face à mon désarroi, ma tristesse, en sortant, en m'amusant, en dansant !!

J'ai fait des rencontres, j'ai supprimé des personnes de ma vie, j'ai pris des décisions, et de tout cela, malgré quelques épreuves difficiles, j'en suis ressortie encore plus forte, plus grande, plus avertie et surtout joyeuse.

 

Je ne dis pas que je n'ai plus de larmes ! Oh non !

Malheureusement certains contextes m'en feront toujours verser, surtout sur un sujet...mais après je relativise plus vite, plus facilement et je rebondis grâce au cercle social qui s'est recréé autour de moi.

Je m'exprime, je sors, je ris aux éclats. Je vis, je suis !!

Mon corps, mes nerfs, mes tensions se relâchent.

Je suis bien. J'ai envie d'être et d'avoir, je n'ai besoin et l'envie de rien. Je suis tout et le néant.

A nouveau, je m'extasie devant peu, je suis émerveillée de l'alentour, je profite de chaque moment qui m'est donné avec délice.

 

Oh le présent est souvent rattrapé par ce passé actuel, par la lâcheté, l'hypocrisie, la méchanceté gratuite mais j'y réponds par le silence, et si une parole doit franchir mes lèvres, c'est l'ironie ou la contre offensive pacifique qui fuse.

En attendant, j'agis, muette, actant mes pensées par le geste et accomplissant mes devoirs et désirs.

Je m'exprime par ma mine radieuse, par mes accolades, mes caresses, mes étreintes, mes baisers.

Je donne sans discontinuité mais je reste prudente et toujours sur la réserve.

Je ne veux plus me tromper et être déçue donc je garde le cap calmement, prudemment.

J'observe, je regarde je soupèse, j'analyse, je corrige, je dispose, je préconise, je suis, je fais.

Plus rien de faux ne doit rentrer dans mon cercle vital. Tout doit être propre, sincère.

Je ne suis pas dupe de la vraie nature du monde, je croiserai toujours la velléité mais je suis prête.

 

Mon silence est éloquent, réfléchi, chacun l'interprète à sa façon.

Il fait réagir, il ne laisse pas indifférent, insensible autrui. Personne n'y résiste, et c'est ce qui me conforte, car c'est ainsi que je perçoit la place que j'ai auprès de chacun.

Quand je n'écris pas, je suis muette.

Pour moi, étaler les mots sur du papier, les taper sur mon clavier, c'est ma manière de parler, c'est la discussion que je fais avec moi même, avec mon moi intérieur, ma logique, ma raison, mon coeur et mon instinct.

Toutes mes réflexions, mes questions, mes interrogations, sur la vie, sur l'Amour, sur l'Amitié, sur les autres, n'ont pas forcément réponse mais de pencher ces phrases ici ou là, ça me permet de me libérer.

De délier certaines connections cérébrales, de laisser la place à plus d'inattendu, de surprises, de lâcher prise. Je suis un sempiternel moulin à questions.

Pourquoi, pour qui, où, comment, parfois qui ne supposent pas de réponses, impossibles, improbables, incertaines. Mais je ne sais m'arrêter, mes méninges sont en perpétuel mouvement.

 

Alors si je ne prends pas un stylo, ou les touches, ça me permet de me poser, de faire une pause. Et c'est peut être ainsi que ma maturité s'installe.

Quand enfin je peux laisser libre cours au silence, à l'effacement, et que je reste muette face à tout cela.

Aujourd'hui (), j'avais besoin de sortir de ma réserve, ça me brûlait les doigts, les synapses.

Quand je pourrai, j'éditerai donc mon nouvel article. Si vous me lisez ce jour, sachez que ce texte date de y'a quelques jours.

Mais que ce temps est long, loin de mon blog, comme il est interminable loin de mes filles, dans ma solitude.

Heureusement, pour parler, pour discuter, pour échanger, ils sont là. Ils sont présents aussi pour me faire sourire, me faire rire, me faire aimer.

Ils, ce sont eux, ceux par qui j'ai repris le chemin et la déconnexion du mal être, pour retrouver celui du mieux être, en attendant de chercher celui du bien être !

A présent, je ne reste plus muette devant lui...eux...non, au contraire, je parle, je parle, parle...intarissable et joyeuse.

 

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