Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La facilité d'une femme libre

par Sylvia

La facilité d'une femme libre

En parcourant mon blog, en me connaissant, on apprend vite que je suis quelqu'un qui s'interroge beaucoup sur tout, avide de savoirs, de réponses, de recherches sur les autres sur moi même.

Cela a toujours exister, mais depuis que j'ai voulu éviter de reproduire ce que j'avais vécu étant jeune, afin de me ressaisir avant le trop tard, mon introspection est plus forte.

J'ai la chance, ou assez d'intelligence comme me dit un professionnel, pour être logique et me juger, me remettre en question, analyser mon comportement, mes actions, mes dires.

Qui peut prétendre le faire sans se trouver sans cesse d'excuse, et là je ne dis pas que je ne le fais pas, moi aussi j'essaie de trouver des raisons à tel ou tel acte de ma part...Après tout nous sommes tous maître de notre vie, nous avons les cartes dans les mains, des chemins à choisir, des combats à affronter et quelque soit le résultat final, nous devons nous relever.

 

Depuis un an, j'ai repris les rênes de ma life, enfin j'essaie malgré les bâtons dans les roues, malgré l'impuissance parfois, malgré la fatigue et le désarroi, mais toutefois je suis seule à prendre les décisions, et ceci pour la 1ère fois en presque 40 ans d'existence.

J'ai toujours trop compté sur les autres, mes parents, mes frères, ma meilleure amie, mes concubins, mes collègues.

Je prenais peu d'initiative sans avoir l'aval, l'assentiment, de quelqu'un;

Et pourtant je n'en ressentais peu de fierté de leur part, de la mienne. 

Même quand j'ai été diplômée, même quand j'ai concrétisé mon rêve de devenir Maman, même quand j'ai fondé mon chez moi...rien, aucune félicitation...non j'exagère, j'en ai eu, mais aujourd'hui , je n'éprouve pas vraiment les compliments de l'époque comme sincères, peut être parce que de tout ceux là, ne demeure que ma best.

 

Il y a peu, elle m'a fait un bilan ! Elle a eu raison de le faire, car je me re perdais dans mes méandres négatifs....vers ce que je ne voulais pas être, mais même si j'ai essayé de me repositionner cette semaine, j'ai failli.

C'est plus fort que moi dirait on ! Pourquoi, comment ?? Par de simples mots, des remarques pas forcément désobligeantes, des comparaisons pas toujours flatteuses.

Mais quand on considère les choses aussi, c'est pas facile de devoir vivre en parallèle avec ce qui vous démolit, ce que vous redoutez, ce que vous haïssez le plus au monde.

Car même si je ne suis plus dans le même monde, nos vies sont liées par ces petits coeurs qui ne demandent qu'à  être heureux, grandir tranquillement.

Et cette épée de Damoclès au dessus de ma tête n'est pas là pour me sécuriser même si je fais front encore et toujours.

 

Pendant ces mois de reconstruction, je me suis retrouvée à devoir regarder cette femme que j'étais devenue, autre, dépourvue de son âme d'antan, de ses valeurs perdues dans les flammes de l'enfer, et j'ai dû reconstruire le puzzle de ce corps déchiré, détruit par la souffrance, par les sévices, par la honte.

Certes, je le reconnais, cela a été vite; Pour certains, c'était bénéfique cette vitesse de croisière dans laquelle je me lançais dans la rénovation de mon moi intérieur et dans l' enceinte qui m'entourait.

Pour elle, révélé depuis peu, ça faisait peur. Je peux l'imaginer.

Moi même n'ai je pas eu des craintes, des faiblesses, des larmes de découragement ?

Je ne savais plus où donner de la tête, mais si je restai à rien faire, je me morfondais, je me sentais mal.

Et puis, mon corps devait s'exprimer ! Lui qui avait tant été meurtri. Mais alors était ce pour me punir inconsciemment ? Etait ce une vengeance pour l'empêcher de ressasser ? Etait ce pour lui prouver qu'il ne m'avait pas tuer, que j'étais vivante ,

 

Oui, je l'ai fait, oui j'ai profité, oui j'en ai été satisfaite !!! 

Oui le moulin a tourné ses palmes dans le grand vent, j'ai vogué, sans escale, jusqu'à ce jour, sans savoir si j'ai jeté l'ancre dans le bon port.

Après, rien ne m'oblige à m'établir pour toujours dans ce campement, cela ne peut être que provisoire, mais j'ai envie de m'arrêter quelques temps, de respirer de nouveau, de me recentrer en ayant d'autres objectifs et surtout de quoi me rassurer.

Mais malgré tout, je me dis que j'ai été faible encore ces derniers jours. Alors que mes questions existentielles me taraudaient, j'ai cédé à la facilité, et je me demande si c'est une question de liberté ou de déshonneur !?!?

Jusque là je ne ne me donnai pas ce rôle , mais même si je ne veux pas vivre pour plaire aux autres, si je me fous de ce qu'ils pensent, on pourrait s'interroger.

Personne n'est encore venu vraiment me juger, à part mon autre, et ce qu'en disent mes complices, cela n'a rien à voir, mais quand même, je devrai revoir mes répondants.

 

Je ne sais pas toujours, je n'arrive pas toujours à bien m'analyser, après tout même les meilleurs psys ont leurs failles et je n'ai pas assez de recul pour l'être.

Je sais seulement que je suis épanouie, plus heureuse qu'avant.

Que oui j'ai mes coups de blues, mes déprimes, mes larmes, mes colères, mes faiblesses, mais que cela n'est que suite logique à la guerre sans merci dans laquelle je suis encore combative....et oui je me bats !!!! j'arrêterai quand le drapeau blanc sera clean et épuré.

Mon Bonheur est à ma porte, cette porte de saloon battante, laissant entrer des bourrasques de vent frais, de la poussière irritantes, mais je tends la main, et si je me prends une claque, je pourrai encore prétendre que je me suis relevée de bien pire !

Alors je suis une femme libre, faible, ayant facilité d'éprouver des élans de coeur, de corps, mais je reste fragile, et si on me laisse tomber trop vite, je peux trébucher et me faire mal, comme tout à chacune, mais que j'assume ce que je suis.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article