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brisure infime

par Sylvia

brisure infime

Rien n'est éternel, tout se meurt un jour !

Voilà comment je commence mon article aujourd'hui.

Ce n'est pas que j'en ai pris conscience seulement ce jour, non, cela fait un moment que cet adage fait parti de moi, que je l'ai réalisé, que je l'emporte avec moi comme un requiem.

Je n'ai jamais eu peur de la mort, ceci fait partie du cercle de la vie.

Je sais que tout a une fin. Les années font que les objets s'érodent, que les choses se cassent, que les liens se désunissent, ou que les relations se meurent, quelque soit où se trouve le terminus.

Il y a une chanson de Grand Corps Malade qui résume bien comment se font ou se défont les relations, notamment amoureuses, mais elle vaut aussi bien pour celles amicales.

 

Hier, j'ai été à nouveau déçue, attristée, peinée, écoeurée.

Je sentais depuis un moment que j'allais mettre un terme à cette chimère. 

Cela ne me correspondais plus, cela me dérangeait, je ne m'y retrouvais pas.

Cela n'a rien à voir avec le genre, mais plutôt à la forme.

Je ne renie pas nos parties de plaisir, de délire, de rire, de soutien, et d'ailleurs jusqu'au petit matin j'étais présente pour lui, comme je l'ai toujours été depuis que l'on se connait, ce qui est encore récent.

Je me suis comportée comme une "mama" comme il aimait à m'appelait, mais une maman de substitution, d'amitié, et il y a des choses que je ne peux accepter, même sur l'effet de la colère !

J'avais déjà pardonné une fois, il était sur la corde raide, sur le fil du rasoir, il le savait. 

J'acceptais encore beaucoup de désagréments, mais m'éloignais de plus en plus.

J'ai été cette nuit là une épaule, une oreille, un discours, en vain, alors que je n'en ai pas dormi, pour veiller pour lui, et j'en ai été remerciée par des insultes,par des méchancetés viles, dégradant mon honneur, et cela est inacceptable.

 

Oui, je suis moins tolérante, plus exigeante, mais je donne toujours une chance de se rattraper, d'essayer, de réparer, surtout si j'ai mis mon coeur en exposition, si j'ai donné de ma personne pour établir un lien, une relation, une amitié, un amour.

Je lui avait donné en plus du temps, de l'énergie, un combat, il était présent parfois quand je n'étais pas au top, même si je ne comptais là dessus, il sait des choses qui m'appartiennent, et il joue dessus. 

Je ne me confiais pas, car il n'avait pas cet impact, malheureusement, il s'est trouvé à des endroits, à des heures, où une partie de moi se jouait.

Je n'espère pas qu'il garde pour lui ce qu'il a connaissance. Je crains même des révélations à autrui, mais je n'en demeure pas moins sûre de moi, et quoiqu'il arrive, cela n'entravera pas ce que je veux de ma vie, ce que je sais être, ce que je suis et demeure.

 

Aucun remords ne m'empêchera de mettre fin à une pathétique friendship, qui ne m'apportait plus d'épanouissement, juste des heures de lassitude à devoir réitérer, à devoir conseiller dans le vent, à devoir écouter de sempiternelles plaintes, une victime de la vie qui faisait tout pour l'être encore plus.

La seule brisure qui est véritable, c'est comme tout ce qui m'a fait perdre du temps, de la croyance au genre humain, car la déception est à la surface, et sera vite soufflée par les bourrasques des véritables amitiés, celles qui vous renforcent encore et toujours.

 

 

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