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Break...au définitif

par Sylvia

Break...au définitif

Il fait chaud ! l'été est arrivé d'un seul coup, sans prévenir, nous donnant à tous un coup de chaleur. On ne va pas s'en plaindre !

Avec ce beau temps, on a envie d'être bien, de se sentir bien, d'aimer et d'être aimer.

Si seulement, les mauvaises choses pouvaient être chassées en même temps que les nuages qui obscurcissaient notre ciel !

 

Pendant que d'autres s'obstinent à vous faire du mal, d'autres essaient de vous procurer du bonheur.

Mais c'est sans compter sur votre manque de confiance aux gens, votre déception du genre humain, votre décision de ne plus succomber !

Quand on a subi de la souffrance, du déshonneur, de la maltraitance, du dénigrement, alors que vous étiez prêts à donner encore plus que l'amour que vous aviez promis, il arrive un moment, où on se blinde, afin d'éloigner ses sentiments qui pourraient faire saigner votre coeur, réouvrir vos cicatrices, le faire battre à nouveau.

Mon coeur, je l'avais envoyé en vacances, je lui avais dit que je lui ferai signe quand j'en aurai vraiment besoin, que je ne gardais de lui que l'essentiel, pour mes priorités.

Le palpitant devait rester en repos, tranquille, peinard.

Je ne fonctionnait qu'à l'instinct, en demandant parfois à la raison de m'aider.

J'y arrivai très bien, enfin je le pensais vraiment.

Rien ne me retenait, je profitais, je savourais, j'étais libre.

 

Je ne pense pas avoir fait semblant, avoir menti, avoir jouer les hypocrites envers moi même.

Je faisais strictement ce que mon for intérieur me dictait.

J'en étais satisfaite à moitié, je le reconnais.

J'étais contradictoire avec moi même, envers celui en face. Je ne savais vraiment pas dans quelles eaux je nageais. Parfois claires et limpides, parfois troubles et sableuses.

Mais je continuais d'avancer, me laissant aller par le courant, voguant au gré du vent, éclaboussée parfois par des vaguelettes, l'écume blanche m'effleurant.

 

Et puis il y a eu le hic ! L'incompréhension, le malentendu, l'acte de trop, la parole trop dure, les non dits, l'erreur, et le silence terrible....

Et là j'ai compris ! Oh mince, j'en reviens pas, je suis retombée dans la spirale, celle que je tenais éloignée, et je ne me suis pas rendue compte que le retour des vacances avait été annoncé !

Comment, par où, quand ?

Pourtant je criais haut et fort que je ne le croyais pas, je revendiquais l'impossibilité, l'incompatibilité future, je déclinai tous sentiments profonds, je ne lui laissai pas la place méritée, car c'était inconcevable qu'il puisse avoir plus.

Rien n'indiquai que cela puisse être, même si j'appréciai le peu de partage, mais en même temps ce peu était chimère et fondé sur du plaisir, mais pas sur du concret.

 

On dit souvent que c'est en perdant les gens, les choses qu'on réalise l'importance qu'ils avaient pour nous.

Je voulais plus de participation, d'attention, de réalisation, je n'obtenais que d'infimes parties de ce souhait.

Désespérée? non je ne l'était pas! exigeante ? oui sûrement, mais je pense que je mérite mieux! intolérante ? non, juste que je n'acceptais pas qu'on déroge à mes principes. 

Peut être ne donnai je pas assez de place, de liberté, de chance, ou peut être en ai je trop donné.

Ce qui est sûr, c'est que malgré avoir exprimé plusieurs fois qu'un temps mort devait être donné, il est venu le temps de se parler, de clarifier les choses, et de prendre une décision.

Et alors que j'étais prête à défaire les bagages, à m'installer à nouveau chez moi, de reprendre mes repères, un autre avion était prêt à décoller vers un lieu plus serein, moins chaotique, afin de faire escale quelques temps durant.

Un aller sans définir quand sera le retour, si un jour, l'envie de revenir vers sa terre d'accueil l'en prend.

Aimer n'est parfois pas assez suffisant pour rester engluer à un endroit. Il nous faut parfois bouger, voir ailleurs, prendre une pause, faire un break sur une terre sauvage, vers un site inconnu ou simplement sur une plage reposante.

 

Je sais toutefois que mon coeur n'avais pas encore vraiment pris sa décision, car il a ressenti, certes, de la peine de voir cet avion s'envoler, mais il n'a pas été meurtri, déchiré.

Peut être parce qu'il sait qu'il pourrait prendre un autre vol pour le rejoindre, ou parce qu'il savait que cela ne correspondait pas vraiment à ses attentes, et qu'au fond, il apprécie trop de pouvoir endosser encore son sac de voyage pour partir vers d'autres contrées, sans se prendre la tête, en toute liberté.

 

Le définitif n'est jamais sûr, sauf si la mort se trouve au bout, il est très souvent concevable de penser à un retour en arrière, certaines fois pas du tout, il faut toujours revoir les risques encourus, mais surtout les envies, les possibilités, et les objectifs d'avenir.

Alors, oui un manque se fait sentir, je ne sais si cela durera longtemps, si je le comblerai, si je patienterai, si demain sera hier, ou si aujourd'hui est déjà un autre jour.

En attendant, le vent se lève, les nuages s'amoncellent, il fait toujours aussi chaud, et l'orage éclatera bientôt.....rien ne perdure jamais !  

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