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Tes bras autour de mon cou

par Sylvia

La plus belle parure qu'une femme portera autour de son cou, ce sera les bras de ses enfants.

La plus belle parure qu'une femme portera autour de son cou, ce sera les bras de ses enfants.

Vos petites mains dans les miennes, vos doigts qui s'entremêlent aux miens, je ne peux me défaire de ce lien qui est entre nous depuis la nuit des temps, depuis que Dieu m'a fait don de vous mettre au monde.

Je n'arrive pas à chasser ces images atroces, elle défilent sans arrêt devant mes yeux, j'ai cru que mon coeur se déchirait....en fait si, il a été découpé en mille morceaux.

Je n'arrive à me résoudre que j'ai pu, que j'ai dû vous laisser partir avec lui, alors que vos larmes ruisselaient sur vos petites joues d'enfant innocent.

Malgré mon sourire de façade, malgré que je fasse semblant que je vais bien, que je surmonte la douleur qui est en moi, malgré la mascarade de celle qui s'amuse, qui lâche la pression, je pleure dès que je suis seule, quand plus personne ne me voit.

Parfois même, je n'ai réussis à les contenir, ces gouttes salées, qui se perlent au coin de mes yeux brumeux, me forçant à les maintenir là, que rien ne se verse, que rien ne coule devant eux....mais une d'elle me trahit et s'échappe pour s'étaler sur mes lèvres, avec un goût amer d'échec, d'abandon, de meurtrissure.

 

Chaque matin, alors que nous étions bien, deux petits bras avaient du mal à me libérer, des petites mains s'agrippaient à moi, des sanglots se faisaient entendre afin que je ne les laisse...mais chaque soir, des yeux pétillants, des petits doigts agiles et chatouilleux, des petits pieds se précipitaient vers moi, heureux des retrouvailles.

Mais le vendredi, celui où la séparation sera difficile, où elle sera un supplice, une obligation, là, chaque partie de notre peau doit s'arracher l'une à l'autre.

A 3 nous ne faisons qu'un, mais ce maudis système nous force à devoir s'éloigner, à devoir nous quitter.

Malgré la distance, courte mais si longue en rapport à la décision qui n'est pas la notre, nous formons toujours un, car je sais que je ne vous quitte pas, que je suis dans votre coeur, dans vos pensées, comme vous l'être constamment pour moi.

 

Dans les hurlements, dans les cris, dans les larmes, dans l'incompréhension, devant une justice de merde, devant une haine au centuple, j'ai dû vous laisser partir, j'ai dû laisser nos doigts, nos mains, nos lèvres, nos yeux se séparer....dans la souffrance de l'âme, du coeur, du corps.

Ma chair est meurtrie, ma douleur est grande, et je ne parle pas de celle physique dû à l'agression, je parle de celle de mes entrailles, celles qui vous enserraient en moi pour vous faire être et devenir cet enfant que je chéris tant.

Mes paroles parfois sont dures, voire cruelles pour les oreilles d'un enfant....mais Ô Dieu jamais, jamais je ne renoncerai face à l'adversité, au démon, à la cruauté humaine de cet être abjecte, qui préfère vous voir souffrir que de laisser sa perversion narcissique se taire. 

 

Comment peut on en arriver à ses extrémités de maltraitance ?

Comment se fait il qu'une putain de loi de garde puisse surpasser le traumatisme psychologique enduré ?

Comment une mère peut elle se battre alors qu'elle a l'impression de n'avoir aucune arme pour se défendre ?.....................pour cela j'ai la réponse, en vous aimant, en faisant tout pour éradiquer le mal, même si cela peut durer des années, rien, non rien, je ne lâcherai rien.

 

A la fête des mères, j'ai reçu un beau poème, un beau collier, mais le plus beau des cadeaux c'est votre amour, ce sont vos câlins, vos baisers, vos sourires, vos yeux posés sur moi tendrement.

Ces bras, ces mains, ces doigts ne devraient connaître que les caresses de ceux qui vous ont engendrer, ils ne devraient connaître que tendresse, amour, consolation, réconfort, mais certainement pas souffrances, douleurs, et rage.

 

Mes chers enfants......

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