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imbroglio

par Sylvia

imbroglio

La nuit fut un vrai champ de bataille ! Mes draps, mon corps, ma tête se sont battus durant des heures sans que je puisse sortir le drapeau blanc de l'apaisement.

J'ai une boule à l'estomac, une brume dans mes pensées, un goût amer en bouche.

Je me sens froissée, ratatinée, nouée.

J'aimerai le vide, le silence, la fuite, l'oubli.

Juste être prise dans des bras, avoir une épaule où poser ma tête, une oreille qui écoute, des yeux qui me soutiennent, des lèvres qui m'adoucissent.

Je voudrais être loin, m'évader, ne plus penser, qu'il disparaisse.

 

Comme une pelote de laine dont un chat a fait son jouet, qui s'effiloche, dont plusieurs bouts de ficelle s'exhorte de cette boule défaite par les griffures acérées., et qu'on essaie de rembobiner pour tricoter vainement.

Comme ses noeuds de marin, sur des cordes rêches d'amarres, après des années de tempêtes, de pluie, de vents salés.

Comme cet infini parcours veineux, où le sang afflue de toute part pour que chaque organe soit alimenté et fonctionne au commandement du cerveau.

Comme ces dizaines de questions, de pensées, d'idées, de réflexion qui prolifèrent dans ma caboche, se répercutant dans ma boîte crânienne, rendant un son sourd et me donnant la migraine.

 

Je suis lasse, éreintée, je veux juste souffler un peu.

Hier je ne voulais pas revenir, et je comprends mieux pourquoi mes pressentiments, fondés aujourd'hui, me rendaient nostalgique, mélancolique, colérique, nerveuse, triste.

Demain, elles partiront, une plus grosse angoisse m'étreindra, mais je devrai juste attendre leur retour, et relever les manches, et pointer mon poing encore plus haut pour faire valoir mes droits.

Ce noeud d'imbroglios augmente en moi, me donne la nausée, les vertiges, me fatigue.

Une mauvaise interprétation, une mauvaise organisation, une mauvaise explication...ou tout simplement juste l'envie de faire chmire son monde pour nuire encore et toujours, 

Les forces de l'ordre, les avocats, la justice, les lois, les jugements, le désarroi !

 

Mais je n'ai pas eu peur, même si mes mains tremblaient. Si j'étais secouée, c'est pour elles.

Comment allaient elles réagir, comment allais je les rassurer ??

Ce que je savais c'est que je ne lâcherai pas et qu'elles ne partiraient pas à ce moment là. Quitte à me mettre hors la loi....le suis je ? ai je raison ? ai je tort ? est ce préjudiciable ou défendable ?

En tout cas, comme la tigresse défendant ses petits, j'étais prête.

Le pelage hérissé, les canines sorties, les griffes aiguisées...j'allais bondir.....mais tout en épiant ma proie, tout en me méfiant des autres prédateurs, je restais tapies dans les fourrages.

 

Tout s'est arrêté aussitôt, mais pas pour mon cerveau en ébullition, mon coeur palpitant, mes questions incessantes.

J'avais besoin de ces bras, de cette épaule, de ce regard, de cette oreille attentive, de ces lèvres......nul présence physique......mais une amie, puis un ami, puis un autre, puis des conseils, puis une écoute, puis une douceur de paroles.

Une erreur de correspondant pas assez altruiste alors que c'est celui que j'attendais, pas grave tant pis, ...........non jsuis mal...

Eux sont là, et ça me réconforte quelque peu.......mais jveux être câlinée.......;j'ai besoin de tendresse..........4 petits bras au matin m'en donneront, des je t'aime à profusion, des bisous les meilleurs au monde.

 

Ce matin, le noeud d'imbroglio est toujours présent, l'angoisse de demain bien ancrée, mais je me dis qu'il y a pire, que si je dois craindre je n'avancerai pas pour vaincre.

Même si mon coeur est endolori, même si mon cérébral est sous tension,même si mes muscles sont noués, je me suis levée, je vais aller, je vais être....

Mes yeux se ferment, je suis lasse, je suis éreintée....

La pelote de laine n'est pas encore démêlée, les noeuds marins non défaits, mes veines ankylosées, mes questions sans réponse.

Un imbroglio constant dans ma petite tête brumeuse.

 

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