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en ton silence

par Sylvia

en ton silence

Seule, ou entourée, j'ai une douleur qui souffre à l'intérieur de moi, sur mon coeur qui bat et qui pleure de ce silence si difficile à endurer.

 

L'automne est arrivé, avec ses feuilles mortes qui jonchent le sol humide.

C'est une des saisons les plus tristes, car tout se fane, tout est gris et maussade.

La pluie, le vent, les nuages qui obscurcissent les cieux, qui remplacent le bleu azur et le soleil de l'été.

Encore de belles journées peuvent briller de ci de là pour de longues promenades de détente.

Sur un banc, près des quais, on se laisse aller, nonchalant, dans la torpeur du soir qui tombe, à espérer et croire.

On se souvient de ses yeux, de sa bouche sur la votre, de ses bras qui vous entourent.

Vous vous dites que cette fois ce sera la bonne, et que tout ira mieux.

 

L'eau est calme, lisse, seulement tourmentée par le passages des canards qui se laissent flotter au gré du passage des péniches allant de canaux en canaux, chargées de leur lest.

L'horizon décline dans un orangé ocre, les frissons vous raisonnent sur le moment de rentrer.

Peut être que ce soir vous ne serez pas seul, peut être que la soirée se prolongera en douceur, "lovement".

Tout est serein, bien calé dans le fauteuil, vous attendez.

Le son de la musique vous parvient, mais vous êtes loin dans vos songes.

Votre présent n'est pas si pesant, mais le fait d'être patient et compréhensible, vous fait demeurer dans une monocorde solitude.

Des promesses et des paroles, toujours serinées, toujours entendues et désespérément attendues.

Le téléphone reste silencieux, depuis des jours, il ne vibre plus, ou n'est ce que d'un symbole insignifiant à ce que vous éprouver.

 

Il y a ces autres, attentifs, revenants, plaisants, mais ce vide ressenti perdure au delà de ce que vous pensiez.

Vous vous doutiez bien que cela aurait des conséquences, vous pensez que cela est une réponse à vous même, et en même temps vous niez cette évidence.

Est ce seulement vous ou est ce général ? Etes vous le seul, ou n 'êtes vous qu'un numéro parmi tant d'autres ?

Et cela a til de la valeur au fond, car ce qui est réel c'est que cela est douloureux, et malgré que vous soyez réconforté, vous vous sentez seul dans ce silence oppressant.

 

Un seul être vous manque...mais pourquoi continuer à aimer ce qui est néant depuis le début ? 

Pourquoi ne pas donner plus de chance à ce qui est réel, à ce qui vous apporte du bien être quotidienne et non occasionnellement.?

Pourquoi attendre, pourquoi désespérer, pourquoi pleurer sur ce qui n'a jamais vraiment été que du vent, un vent froid, un vent humide, qui s'essouffle lorsque ses bras se referment sur vous, lorsque ses lèvres se posent sur les votres, lorsqu'il murmure les mots qu'il faut ??

Son silence est une mort, chaque minute sans savoir, sans entendre fait défaillir votre coeur qui devait se blinder contre toutes ces plaies encore béantes.

Il est un être indélicat, ils sont des êtres de passage qui peuvent calfeutrer les courants d'air.

 

Votre chair est meurtrie, votre coeur oublie une pulsation, votre respiration s'accélère.

Vos pensées sont emplies de son visage et de son corps.

Vous vous jetez dans d'autres effluves existantes et éphémères, vous être bien, mais rien n'efface de votre tête ces moments de purs plaisirs.

Le désir est là, vous vous laissez entraîner, mais il manquera ce petit rien qui fait tout, qui fait que vous aimez, qui fait que ce silence est une ignorance répugnante.

Alors, sans le reconnaître, vous attendrez juste un signe, en vous disant que tout est fini, que vous ne pouvez rester ainsi.

Vous rencontrerez, vous retrouverez, vous caresserez, vous imaginerez une douceur autre, un désir pur, un espoir futur, emportant dans votre sillage ce silence qui vous accompagne chaque jour, plus lourd, plus gros. 

Mais comme un boulet, il vous poursuivra, il restera enchaîné jusqu'au jour où toutes les mailles se briseront, sous les mille mélodies qui résonneront à vos oreilles, vous chantant que l'amour est tout autre et qu'enfin il est de retour.

 

Je ne supporte plus ce silence, alors ne t'étonne pas si un jour je t'oublie, si un jour, un autre prendra ta place parce que lui a su marquer sa présence par ses mots....Et ses actes.

En ton silence, je pleure ton absence.

 

 

 

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