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C'était un samedi....

par Sylvia

C'était un samedi....

Une soirée comme nous en partageons tant d'autres depuis des semaines.

Nous sommes la team, nous nous attablons, puis nous commandons, on a nos habitudes.

Le DJ mixe des airs que nous aimons bien, qui nous mettent l'ambiance, nous nous levons, et sur le dancefloor, commençons à danser.

Chacun de nous, regardons dans différentes directions, à  la recherche d'autres yeux, d'autres visages connus, ou inconnus qui pourraient nous attirer.

Nous nous amusons, nous nous déhanchons sur les tubes du moment. On rit, on s'éclate, on est là jusqu'au bout de la nuit .

Des rencontres, des connaissances, des sourires, des messes basses, des oeillades.

 

Nous avons nos rituels, nous savons qui de nous préfère cela, ou qui voudra de cela.

J'ai jeté un oeil, en bas de la balustrade, mon regard est captivé par une présence, je suis là, et je fixe, tout en dansant.

Ce n'est pas la 1ère fois, je n'attends rien, ou plutôt si j'attends plus, une ouverture, une possibilité, juste un échange.

Il lui est déjà arrivé d'y aller, de parler pour moi, de montrer, d'investir quelquechose, même si c'était pour me narguer, pour se marrer, ou juste pour me faire plaisir.

 

Cette fois il ne suivra pas mon regard, c'est lui qui me le désigne.

Non, ça ne me plaît pas plus que cela.

En plus, il a déjà entrepris dans d'autres bras, des pas de danse, un contact rapproché.

Alors non merci, je ne prends pas les miettes.

Malgré mon refus, il y va, il lui dit que j'aimerai effectuer un zouk, car c'est ce genre de musique qui se joue maintenant sur les platines du DJ.

J'accepte quand même de bouger, de me mouver, et je me mets dans le rythme.

On se présente, on discute, on exécutera plusieurs danses.

Il fait chaud, l'ambiance est à son top.

Les mouvements langoureux, les corps à corps, les regards qui se croisent.

Le rapprochement est certain, les peaux moites qui se touchent, langoureusement, et une attirance, tes lèvres se posent sur les miennes.

 

Pendant plusieurs secondes, on oublie tout. Nous ne sommes plus que 2, j 'en oublie mes acolytes, mes amis. Tu oublies celle d'avant.

Pendant que certains se trémoussent sur le bar, à la barre, nous nous mettons à l'écart, bien installés sur les fauteuils et nous faisons connaissances, et nous apprenons ainsi que beaucoup de personnes nous rapprochent.

Nos mains se serrent, nos jambes se frôlent, nos doigts s'entremêlent, nos lèvres se pressent.

La musique n'atteint plus mes oreilles, les éclats de rire de ma team s'effacent dans le brouhaha, je n'attends que le battement de mon coeur, enivré par ce délice.

Nous partirons ensemble, jusqu'au lendemain, nous serons ensemble, nous nous étreindrons sauvagement , passionnément, j'en garderai des traces plusieurs jours sur le corps, sur l'âme, sur le coeur.

 

Pour moi, cela ne signifie rien, je ne suis pas à une période de ma vie où j'ai envie de croire, d'espérer, d'aimer.

Je veux juste vivre pleinement ma liberté retrouvée, mais toi tu reviendras, tu ne lâcheras pas.

ça me fait peur, je ne veux pas, en plus tu connais trop, mais naturellement sans y penser, je te ferai rentrer dans mon intimité, dans ma sphère personnelle, et c'est toi qui fera des pas à reculons.

Malgré tout, tu resteras, on se quittera, on se séparera, on arrêtera tout, mais tu resteras, dans l'ombre ou dans la lumière.

Des jours, des semaines, des mois durant, je doute, je refuse, je pleure, j'attire, je murmure, j'embrasse, j'aime....durant tout ce temps tu ne seras pas l'idéal, tu ne seras pas la satisfaction, tu ne seras pas mon envie....mais tu demeures.

Aujourd'hui cela fait un an, je mets un terme à ce que je pensais être, à ce que je voulais, ce que j'anticipais.

Encore une fois tu refuses, tu nies, tu projettes.

Je ne peux croire, je ne peux encore espérer, rêver, imaginer le futur.....et pourtant, on sera ensemble ce jour pour célébrer cet année passée, ce jour, il y a 1 an, où on a fait notre rencontre.

 

Les pages du calendrier se tourneront encore, les jours défileront, tu as des projets pour toi, pour nous....je les entends, mais ces heures qui se succéderont durant les mois qui vont suivre, seront déterminantes pour savoir si je me combinerais à ces buts, que j'aspire sincères, beaux, vrais et communs car c'est ce que je ressens au fond de moi, mais il te reste tant à prouver pour que j'y accède, et moi à endurer....

C'était un samedi, un 17, en décembre, une nuit froide, où mon coeur s'est réchauffé au creux de tes bras, et où il trouve toujours repos les soirs où tu me tiens compagnie......

Auras tu la clef pour le garder à jamais ?

 

 

 

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