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Un dimanche baigné de larmes

par Sylvia

Un dimanche baigné de larmes

L'aube se lève, nous sommes dimanche, un jour de repos, où rien n'est prévu avant la fin de la journée.

ça pourrait être un jour de grâce matinée, mais comme à son habitude, elle se réveille tôt.

Malgré tout elle a décidé de flâner au lit, dans ses draps froissés, seule, et ses pensées commencent à l'envahir, son cerveau se met en fonction "on".

Elle relit les derniers sms de la veille. Elle a obtenu une simple réponse, comme c'est routinier ces temps ci.

Elle doit répondre à d'autres, elle attend encore un peu une heure décente.

En attendant, elle remonte la couverture sur elle, il a rafraîchit cette nuit.

Elle pianote sur son téléphone, c'est devenu un vice, elle va sur les réseaux, et parcours certains profils dont le sien.

Elle visionne les photos, et s'aperçoit qu'il en manque.

Elle recherche la source, rien, il n'y a plus rien !

Son coeur se serre, elle n'en revient pas. Elle farfouille encore plus loin et découvre que certaines qui auraient dû ne plus être, existent encore, alors qu'elle, celle qui est l'élue, celle en devenir, celle présente, a disparu.

Elle est abasourdie, triste, et mal...elle se sent une nouvelle fois rejetée, ignorée,et surtout elle ne comprend pas pourquoi sans prévenir elle doit devenir quelqu'un de caché, quelqu'un qui n'a pas existé avant, qui sera peut être un futur, mais en attendant on efface les traces de sa présence.

Elle est vexée, énervée, blessée, meurtrie, et les larmes coulent, ruissellent le long de son visage, sur ses joues, son menton, pour inonder son oreiller.

Elle lui écrira, mécontente, et elle lui déclarera encore son amour pour lui, mais son coeur souffre, elle se met encore à douter, elle ne sait plus ce qui est mieux, s'il a raison, si c'est elle, ou si tous les deux ont tort.

Elle essaie de se rendormir, épuisée d'avoir tant pleuré, mais c'est sans compter sur son cerveau en ébullition.

Elle ne cesse de penser, de ruminer, de soupirer.

Que faire ? Elle ne s'attend même pas à une réponse, elle n'attend pas d'excuses. L'explication, si il y en a une, ne la satisfera pas, pour elle c'est une trop grande extrémité, il n'y a pas de pourparler, les concessions se font d'un sens, mais la pareille n'est pas rendue.

Elle cherche de l'aide, elle cherche des réponses, et en même temps elle les craint.

Elle imagine son futur, il se fait flou, comme quand elle l'imaginait il y a quelques mois. Elle se retrouve à la case départ, et pour elle, c'est impensable.

Elle se dit qu'il vaudrait alors peut être mieux tout arrêter, mais reconnaît que depuis le temps elle n'y est jamais arrivée, elle n'en a pas l'envie, et en parallèle ne veut plus souffrir.

Car ses larmes qui baignent son visage, sont le fruit d'une espèce de désamour non palpable, une sensation de mal être oppressant, une vision d'un avenir incertain.

C'est un dimanche morne, maussade qui s'annonce.

Il manquerait plus que la pluie pour se mêler à ses larmes amères.

Elle n'aspire qu'à la sérénité, à ses bras retrouvés, mais en attendant, seule au fond de son lit, elle verse les larmes qui apaise sa peine.

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