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Effilochée

par Sylvia

Effilochée

Je suis comme ce câble qu'il a jeté, de peur qu'il y ait un incendie en le manipulant alors qu'il était dénudé.

Je suis comme cette maille de pull qui se détricote à force d'être porté.

Je suis comme cette corde raide trop tirée, qui va bientôt céder, qui va craquer car elle n'en peut plus d'être tiraillée entre 2 feux différents.

Je suis comme ce lien qui nous unit mais qui se défiloche au fil des ignorances, des négligences, des tromperies et des méchancetés prononcées.

Un coup l'eau bouillante se renverse sur ses filaments, une fois c'est de l'eau glacée qui s'y déverse.

ça rend la matière fragilisée, irritante, craquelée, désagréable à vivre au quotidien.

 

J'ai fait 2 promesses à ma conscience, et c'est ces deux petits fils qui me relient encore à cet engagement.

Je n'arrive pas, une fois la rage et la colère passées, à m'en défaire en me disant "tant pis".

Tout est près, il n'y a plus qu'à mais je ne m'y résous pas.

Cette attachement à mes valeurs fiables, de loyauté, de confiance, m'empêche d'agir dans l'imprudence sous l'impulsivité de ma tristesse.

Ce sera encore long, et j'aurai bien des surprises sûrement en attendant ce dénouement, comme on me dit "ça me fera tout drôle", mais en même temps j'ai déjà imaginé tous les scénarios possibles  imaginables et inimaginables, je m'attends à tous les revirements positifs mais surtout négatifs.

Je m'attends à un uppercut bien violent pour le final, mais je suis prête à verser toutes les larmes de mon corps comme je le fais ces temps-ci pour calmer ma douleur.

 

Mon cœur a tellement déjà été brisé, il ne pourra jamais être neuf à nouveau, alors quand les plaies suintent , quand je saigne à l'intérieur, quand le froid me transperce, ça fait mal, mais je me relève tôt ou tard pour affronter les prochaines tempêtes.

On me dit faible, fragile, mais au fond je suis déjà si forte d'avoir su me remettre debout à chaque attaque de part et d'autre. Même mes ennemis en sont étonnés.

Je ne suis pas sans foi ni loi, je suis ce que je suis, bien cachées en moi se trouve encore toute les ressources pour ressouder ces fibres qui se détachent.

 

Alors en attendant, je me tairai, je laisserai couler la rivière entre nous, pour retrouver paix et sérénité.

Je n'emprunterai pas de pont pour traverser et rejoindre une rive faite de sable mouvant.

Je resterai sur ma terre ferme, verdoyante, où je sais qu'à la fin du sentier emprunté se trouve la cloture qui m'empêche d'aller plus loin, et quand enfin elle sera ouverte, je pourrai aller de l'autre côté plus tranquillement, me retrouver, et si Dieu est source de lumière il me montrera où se trouve le vrai Bonheur. 

 

 

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