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Un dimanche d'automne

par Sylvia

Un dimanche d'automne

Un dimanche maussade qui commence après une nuit saccadée.

Il pleut depuis la veille. Le jour est sombre.

La pluie tombe en discontinue, les nuages sont bas dans le ciel gris.

Les feuilles des arbres commencent à roussir.

Le temps décline comme ma vie.

Je suis à la moitié de mon existence et je m'interroge sur mon avenir.

Beaucoup de choses ce sont passées ces derniers semaines et d'autres sont en devenir de modification.

Mon coeur n'aime plus comme autrefois. Il est las. 

Il continue de battre mais ses battements sont plus légers, plus calmes.

Parfois, il est bien lourd, comme ce matin dominical.

Il a besoin de verser les larmes qui ont du mal à couler.

Les yeux s'embrument, la tristesse m'envahit, je suis nostalgique mais je reste froide et distante.

Aucun bras sécurisant ne viendra me consoler.

Je n'en ressens pas l'envie ni le besoin.

Je me sens vide de sentiment, vide d'allant.

Je n'ai ni le cœur ni la tête à entreprendre de nouvelles choses.

Et pourtant mille et un projets se percutent dans ma tête.

Mais ma bourse est aussi vide que mon coeur, alors je ferme le tout à double tour en attendant un rayon de soleil pour éclaircir mes journées. 

Le temps est morne comme mon esprit.

Envie de tout abattre et foutre en l'air.

Démolir ces 4murs qui me pèsent, arracher ce papier blanc jauni, abandonner ces couleurs automnales pour un arc en ciel irisé.

Le froid m'accable, comme les reproches d'un autre.

Devoir se taire devant des questions ne supportant pas mes réponses. 

Devoir élever la voix pour se faire entendre alors que l'on n'est pas écouté.

Se sentir esseulée là où il y a du monde.

Vouloir être seule quand on est deux.

Ne plus vouloir de la solitude quand elle se fonde en vous.

Je suis comme ces arbres déracinés par le vent, dénudés de leurs feuilles par la saison.

Je me sens nue dans mes habits de pacotille.

Je ne trouve ma raison d'être que dans leurs regards, mais la chaleur de leurs yeux n'arrivent pas à me réchauffer.

C'est un dimanche d'automne où la pluie tombe dehors comme dans mon cœur.

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